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4Comme le fait remarquer Henri Piéron, le fondateur, avec Henri Laugier, de la docimologie en France, « dans les relations interhumaines, celles d’examinateur à examiné sont particulièrement fréquentes sous des formes très diverses » 9 . H. Piéron cite le cas des élections, au cours desquelles l’électeur est appelé à examiner les candidatures et le plus souvent les candidats eux-mêmes, puis celui de l’admission à certains clubs ou sociétés fermées, comme les académies, enfin des présentations pour des attributions de postes universitaires, qui se rapprochent des examens scolaires. Les exemples choisis à dessein par H. Piéron sont assez particuliers, afin d’amener rapidement au cas qui l’intéresse. Tous ont en commun, en effet, d’être des procédures visant à sélectionner des candidats pour des postes. On sait cependant qu’il existe des examens qui n’ont pas pour objectif le choix des hommes. J’en citerai ici seulement deux types : les examens judiciaires et les examens médicaux. Dans le premier cas, il s’agit d’établir l’innocence ou la culpabilité d’un accusé, dans le deuxième, d’établir un diagnostic sur l’état de santé d’un patient. Ces examens sont évidemment très différents des examens scolaires, mais ils partagent avec eux une même propriété fondamentale, qui n’est pas évoquée par Piéron : celle de préparer le prononcé d’un verdict, c’est-à-dire d’une décision fondée sur l’inspection du cas.

5Étymologiquement, on sait que le mot examen désigne une pesée. Celle-ci comprend la détermination des éléments à comparer et leur évaluation : d’abord la recherche et l’inspection des indices, des signes à mettre en balance, puis le jugement qui constitue à proprement parler l’opération d’examen. Le résultat est un verdict dévoilant une vérité cachée et pouvant avoir par-là même une efficacité sociale : l’accusé, déclaré coupable, est condamné ; le patient, déclaré malade, est mis à l’hôpital. On retrouve dans l’examen scolaire ces deux opérations successives de l’épreuveet du jugement, très souvent d’ailleurs séparés dans le temps. Si l’on poursuit cette comparaison de l’examen scolaire avec d’autres types d’examen, on constate que le verdict produit toujours un changement d’état de l’examiné, en rapport avec la qualification qu’il lui impose. Le candidat (« celui qui est vêtu de blanc ») abandonne la toge immaculée qu’il porte symboliquement. Un tel changement renvoie à une opération de classement qui implique, au-delà du cas examiné, l’ensemble de tous les cas possibles : par exemple, l’existence, dans la population générale, de sous-populations définies au point de vue des catégories du droit pénal ou de la santé publique. L’examinateur, juge, médecin ou professeur, joue ainsi, chacun dans sa sphère, un rôle d’instituteur du social.

6Distinguant les deux opérations d’inspection et de jugement qu’implique en général l’examen, j’ai désigné la première sous le nom d’épreuve. Tout examen scolaire est en effet une mise à l’épreuve pour le candidat qui le subit. Cette dimension, présente à un certain degré dans tout type d’examen, apparaît comme une caractéristique fondamentale de l’examen scolaire. Ce dernier est en effet constitué d’épreuves que l’on réussit ou que l’on rate. Le classement qu’il réalise ainsi formellement distingue ceux qui échouent et ceux qui passent avec plus ou moins de succès. Il n’y a pas en effet d’examen scolaire sans palmarès. Ceci nous amène à considérer deux notions fondamentales pour comprendre ce qui se joue dans l’examen scolaire : celle de passage et celle de mérite.

7Passer un examen, sous-entendu avec succès comme on dit en anglais, c’est effectuer un passage dans le temps et dans l’espace, d’un univers à un autre. On quitte une classe, un niveau, voire l’univers scolaire, pour entrer dans une autre classe, un autre niveau, voire pour entrer dans un certain univers professionnel. L’examen scolaire s’apparente ainsi à tous les rites de passage qui scandent le déroulement biographique et qui constituent à chaque fois une mise à l’épreuve des aptitudes de l’individu. Pierre Bourdieu compare ainsi justement l’épreuve du concours scolaire à l’adoubement selon Marc Bloch 10 . Le candidat, en passant la barrière de l’examen, réalise en effet par une expérience vécue, c’est-à-dire incorpore, l’opération de classement que l’examinateur, en prononçant le verdict, a signifié du haut de sa chaire. Comme l’écrit M. Bloch, à propos de l’adoubement : « on ne “fait” pas seulement un chevalier. On l’ordonne “tel” ». L’ensemble des chevaliers adoubés constitue un ordre ( ordo ). Un ordre, rappelle M. Bloch, est « une division régulière, nettement délimitée, conforme au plan divin. Une institution en vérité. Non plus seulement une réalité toute nue ». De même, pour tous ceux qui ont passé l’examen avec succès, qu’on dit admis ou reçus, l’admission ou réception institue symboliquement comme un ordre, formé de tous les candidats admis. C’est ce qui autorise P. Bourdieu, dont je reprends les analyses, à qualifier l’examen scolaire, aussi bien que l’adoubement, de rite d’institution.

8Le rite de passage et d’institution tout à la fois que constitue l’examen scolaire repose, avons nous dit, sur une mise à l’épreuve. Il reste à en considérer l’objet. Que s’agit-il de prouver ? Quelles sont les qualités cachées que l’examiné doit révéler et que l’examinateur doit détecter et évaluer, qualités qui définissent ce qu’on désignera comme le  mérite  du candidat ? Il n’existe évidemment pas de réponse générale à ces questions. On peut distinguer en revanche deux manières d’envisager le mérite, correspondant chacune à une face de cette institution-Janus : ou bien sont prises en compte les compétences acquises en amont, par une évaluation sommative, comme disent les spécialistes ; ou bien est estimée l’aptitude à acquérir des compétences nouvelles en aval, par une évaluation dite prédictive. Selon le premier point de vue, c’est l’accomplissement d’un processus de formation que vient sanctionner l’examen, alors que dans le second, c’est un potentiel de développement qui est estimé : examen de sortie ou examen d’entrée, en somme. Dans les deux cas, le verdict opère une transformation des qualités évaluées, en les mettant en évidence, c’est-à-dire en les certifiant. Condensées sous forme d’un diplôme ou d’un grade, officiellement attaché à sa personne, ces qualités constituent dorénavant pour celui qui est reçu un élément de son identité sociale, comme un nom ou un titre. C’est précisément cette imposition qui réalise, pour chaque individu examiné, l’opération de mise en ordre et de classement justifiant que l’on parle, à propos de l’examen scolaire, comme à propos de l’adoubement, d’un rite d’institution nike air diamond turf max 96
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9Ce caractère de l’examen soulève la question de la légitimité des épreuves et du verdict. Celle-ci dépend de nombreux facteurs : autorité des examinateurs et des instances qui les désignent, validité des connaissances et des aptitudes soumises à l’évaluation, fiabilité des corrections et des jugements. Les responsables d’un examen sont soucieux de sa réputation, qu’il faut sauvegarder en veillant à l’irréprochabilité des juges, à l’honnêteté des candidats, à la pertinence des épreuves et à l’objectivité du verdict. C’est la raison pour laquelle l’organisation des épreuves et la détermination des résultats sont soumises à un règlement, qui tend, en général, à devenir avec le temps de plus en plus contraignant et précis. La prévention et la poursuite des fraudes ont toujours été une obsession des organisateurs d’examen : il faut garder le secret sur les sujets, s’assurer de l’identité des candidats, surveiller étroitement les épreuves, surtout à l’écrit. L’impartialité des examinateurs et des correcteurs peut faire l’objet de soupçons et des mesures réglementaires sont souvent prises pour la conforter, par exemple, en séparant complètement leur activité de celle des préparateurs. De toute façon, le verdict dépend nécessairement, pour une part, de la personnalité du juge. C’est ce que les docimologues appellent le coefficient subjectif, qu’il s’agit, bien sûr, de réduire à son minimum. L’échelle de notation, par exemple, peut varier considérablement d’un correcteur à un autre, certains concentrant les notes autour de la moyenne, d’autres, au contraire, n’hésitant pas à distinguer nettement les candidats, en leur donnant des notes extrêmes. Lorsque l’examen comprend plusieurs épreuves, ces différences d’échelle produisent des distorsions imprévues par rapport au barème. Certaines épreuves peuvent être neutralisées, tous les candidats ayant à peu près la même note, d’autres, au contraire, acquérir une importance indue. Lorsque le phénomène touche l’ensemble des correcteurs, comme dans le cas de la composition latine au baccalauréat, étudié ici par André Chervel, la neutralisation paraît traduire une véritable crise de la matière d’examen elle-même.

10Pour empêcher les distorsions entre les notations, une solution consiste à procéder à la double correction à l’écrit et à la double interrogation à l’oral. Il s’agit ainsi de rendre le jugement plus collectif. Cette multiplication des juges a l’inconvénient, cependant, d’alourdir le coût et l’organisation de l’examen. La multiplication des épreuves prête le flanc à la même critique. Une solution plus ambitieuse consiste à rendre le jugement lui même plus objectif, en homogénéisant et systématisant les procédures d’évaluation : adoption d’une échelle de notes chiffrée et d’un barème de notation pour tous les correcteurs et examinateurs, transformation des épreuves en un système calibré de tests visant à évaluer des compétences et des connaissances précises. Tout un mouvement de « scientifisation », voire de « médicalisation » des examens se développe au début du xxe siècle, en France avec Alfred Binet par exemple 12 , mais également aux États-Unis.

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Comment la visibilité devient-elle mauvaise ?

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Mauvaise visibilité et orientation

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